Quand le virtuel s’empare des Télécoms

De 13 m2 à 80 m2 de bureaux en trois ans, voilà un indice de réussite certains pour la startup Mystream, opérateur virtuel privé dans l’univers des Télécoms.

Grâce la souplesse des incubateurs et des pépinières de Paris Développement, l’évolution de cette jeune entreprise s’est faite en douceur. « L’hébergement, la flexibilité et l’encadrement fournis par Paris Développement nous ont beaucoup aidés », assure Alain Rousselin, le Directeur Général de Mystream. A l’origine de cette startup technologique, quatre anciens employés de l’opérateur télécom Worldcom. A la mi-2002, ils s’associent et fondent leur propre entreprise, Mystream, toujours dans le domaine des télécoms. Deux d’entre eux, Alain Rousselin et Cyril Wellenstein, en deviennent salariés. Aujourd’hui hébergé à Paris Innovation-La Villette (anciennement Paris Cyber Village), Mystream est un « opérateur virtuel privé » qui fournit des télécoms sans posséder d’infrastructures propres. « Notre système permet, par exemple, à des magasins de transférer des informations sur les stocks à leur Siège, via un réseau sécurisé », note Alain Rousselin. 
Rendre simple des process complexes

Malgré la complexité technique des réseaux que gère Mystream, le coup de génie de ses fondateurs est d’une simplicité incroyable. Il s’agit en fait de racheter des connexions ADSL grands publics aux opérateurs dits classiques, tels France Télécom ou encore Neuf, et de les revendre à des entreprises en améliorant l’offre. Car l’offre ADSL au détail s’avère en réalité moins coûteuse que l’offre de gros faites aux entreprises ! Mystream sélectionne les opérateurs, propose un kit avec une « box » - la Mybox qui sert de pare-feu, de routeur, de crypteur et d’automate de test de ligne - et se charge de la veille technique. « N’étant pas liés à un opérateur, nous pouvons ainsi proposer à nos clients l’offre la plus pertinente par rapport à leur problématique. Et s’il y a un problème sur le réseau, nous contactons immédiatement l’opérateur pour le régler. Au final le client paye moins cher et ne s’occupe de rien », complète Alain Rousselin.
 Les grands comptes s’y mettent

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|  Alain Rousselin
et Cyril Wellenstein
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Parmi la soixantaine de clients de l’entreprise, de nombreux noms familiers résonnent : les boutiques Devernois, la Maison de la literie, l’opticien Lissac ou encore Alain Afflelou. Une des références dont Mystream est la plus fière est sans doute le Groupe Louvre Hôtels. La start-up a mis en réseau les 60 hôtels Campanile du groupe implantés à l’étranger. La société britannique Vanco s’est lancée la première sur ce nouveau marché. Mais cette dernière se concentre essentiellement sur les grands comptes, délaissant le gros du marché. Mystream se trouve donc seul pour le moment en France et dans les pays limitrophes. Et ça marche ! Le chiffre d’affaires de la société a bondi de 70 000 euros en 2003 à 750 000 euros l’an passé et s’élève à 1,2 millions en 2006. Surtout, les deux dirigeants Alain Rousselin et Cyril Wellenstein ont pu se verser un salaire dès le premier semestre 2005. « Notre investissement de départ de 37 000 euros était faible. Nous nous sommes donc essentiellement financés par nos clients qui payent à la commande. Et l’ajustement se fait sur le salaire des dirigeants », explique Alain Rousselin qui se félicite d’avoir pu bénéficier des aides de l’Assédic au démarrage de l’affaire. Aujourd’hui Mystream compte douze salariés. « Nous recrutons pour l’instant des jeunes diplômés après leur période de stage. Grâce à Paris Développement, nous avons développé de bonnes relations avec les écoles d’ingénieurs. Cela nous permet de trouver les meilleurs profils pour nous rejoindre », poursuit le Directeur Général. Autre grande satisfaction, celle d’avoir convaincu les premiers clients sans disposer d’un réseau relationnel particulier. « Nous avions un réseau, mais il nous a servi à constituer tout ce qui est lié à notre produit : trouver de bons ingénieurs, des matériels de qualités…pas à dénicher des clients. Cela prouve qu’en France on peut convaincre des clients grâce à ses compétences et à la qualité de son offre. » La réussite de ce modèle de développement fait dire à Alain Rousselin qu’il a « confiance en l’avenir. »

www.mystream.fr
Mise à jour Août 2007

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