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Transversale santé – Mardi 16 octobre 2007 : Les biotechnologies face au bioterrorisme

 

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Transversales Santé de Paris Innovation
Mardi 16 octobre 2007



Les biotechnologies face au bioterrorisme





Depuis le 11-Septembre, la menace bioterroriste semble prendre de plus en plus de consistance. En particulier, les pouvoirs publics estiment possible que des groupes bien organisés et financés commettent des attentats à base de spores ou de toxines bactériennes. En mettant au point des capteurs chimiques et biologiques, des méthodes de détection de protéines toxiques, des moyens de décontamination, des vaccins et des anticorps anti-toxines, les biotechnologies peuvent contribuer à apporter des réponses pertinentes. Cette transversale sera l'occasion d'éclairer les enjeux et les développements actuels de ces recherches.


Comment détecter des agents biologiques dans l'environnement

Marie-Laure Garrigues, PDG, Pherecydes Pharma, Paris

L'évidence du danger que peuvent représenter les armes bactériologiques a été illustrée par les attaques à l'anthrax aux Etats-Unis fin 2001, qui ont fait cinq morts. Depuis, les gouvernements occidentaux ont alloué des ressources afin d'augmenter la capacité à détecter un attentat bioterroriste et à y répondre. Les techniques de diagnostic des agents pathogènes actuellement commercialisées ou en développement se heurtent à la difficulté d'opérer dans des environnements complexes. Nous verrons comment la technologie développée par Pherecydes Pharma peut permettre à la fois de caractériser ces milieux et d'identifier l'émergence d'un événement anormal, et d'apporter ainsi une réponse à une menace doublement non prédictible.


Détection de toxines : de la paillasse au produit

Jean-Pierre ROGALA, directeur général, Pharmaleads, Paris

La société parisienne Pharmaleads a développé un laboratoire portable très sensible pour la détection de la toxine botulique dans l'eau. Nommé EzyBot, ce test repose sur la mise au point d'un substrat fluorescent extrêmement sélectif. Il équipe de nombreuses entités opérationnelles françaises et commence à être commercialisé aux Etats-Unis, en Espagne, en Grande-Bretagne, etc. L'occasion d'expliquer comment on peut passer en quelques années  d'une recherche en chimie de substrats d'enzymes au développement industriel d'un biocapteur répondant à la menace bioterroriste, et susceptible de générer un important chiffre d'affaires.


Les interventions préventives et thérapeutiques contre l'anthrax

Michèle MOCK, Unité «  Toxines et Pathogénie Bactérienne », CNRS, Institut Pasteur, Paris

La maladie du charbon, ou « anthrax », est considérée comme l'une des principales menaces bioterroristes. Son agent, la bactérie Bacillus anthracis, produit en effet des spores infectantes qui peuvent facilement être disséminées dans l'environnement. Tel fut le cas fin 2001 aux Etats-Unis. Une fois dans l'organisme hôte, les spores germent pour donner naissance à des bacilles producteurs de toxines mortelles. Quels sont les moyens actuels et en développement susceptibles de contrer de telles infections ?


Le CEA et la biosécurité : de la pluridisciplinarité au transfert technologique

Christophe BOSSUET, CEA, direction Sécurité et Non Prolifération, Bruyères le Châtel

Depuis 2005, le CEA s’est engagé dans la recherche contre le bioterrorisme, et plus globalement la biosécurité, dans le cadre du programme interministériel de R&D NRBC 5 (nucléaire, radiologique, biologique et chimique). Ce programme, mené à la demande du Secrétariat général de la défense nationale (SGDN) sous la responsabilité du CEA et en lien avec la Direction générale pour l’armement (DGA), a pour objectif de conduire des actions de recherche amont ainsi que des développements finalisés. Dans le domaine biologique, il vise à disposer des briques technologiques nécessaires à la mise au point de moyens de détection, d’intervention (diagnostic, moyens thérapeutiques et prophylactiques) et de réhabilitation (décontamination). Ces actions de R&D sont aujourd’hui intégrées dans un cadre élargi de recherches en sécurité globale pour lesquelles le CEA a créé en 2006 une direction spécifiquement dédiée.


Avec Audrey HENRIOUD , ingénieur, consultante, Compagnie Européenne d’Intelligence Stratégique (CEIS), Paris



 




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