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Développement économ../POLES INNOVANTS PARI../POLE SANTÉ/LES TRANSVERSALES SA../Synthèses/Transversales - 10 Juillet 2007

Transversale santé – Mardi 10 Juillet 2007 : Les nanovecteurs, un avenir radieux ?

 

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Transversales Santé de Paris Innovation
10 Juillet 2007 de 18h30 à 20h30





Les nanovecteurs, un avenir radieux ?




Issues de la physique, les nanosciences et les nanotechnologies se développent à grands pas dans le domaine du vivant et de la santé. Cette Transversale illustrera différents types de « nanovecteurs ». Ces complexes moléculaires, sphères ou vésicules nanométriques, susceptibles de s’introduire dans des cellules cibles, pourraient se révéler des alliés de taille pour deux grands types d’applications médicales : l’imagerie cellulaire et tissulaire et la thérapie.


Les apports des nanotechnologies à la mise au point de nouveaux médicaments

Patrick Couvreur
,
directeur du laboratoire « Physico-chimie, pharmacotechnie, biopharmacie », Faculté de pharmacie, Université Paris-Sud, UMR CNRS 8612, Châtenay
- Malabry

Les nanovecteurs constituent une nouvelle forme prometteuse de médicaments. Leur première génération a permis d'acheminer des anticancéreux jusqu'aux cellules malades.
Ainsi, un produit de la technologie Transdrug® de la société BioAlliance Pharma, administrant de la doxorubicine, est entré fin 2006 en phase III d'essais cliniques pour le traitement du cancer primitif du foie.
Des nanovecteurs de deuxième génération permettent aujourd'hui de convoyer des molécules actives. Ils proviennent de l'inhibition de l'acheminement des nanosphères vers le foie par greffage de polyéthylène glycol (PEG).
Cette « pégylation » rend les nanovecteurs « furtifs », capables d'atteindre d’autres tissus malades que le foie.
Enfin, des nanovecteurs de troisième génération porteurs de ligands capables de cibler spécifiquement des récepteurs des cellules malades sont en cours de développement.



Des nano-aimants « intelligents »

Florence Gazeau
,
Chargée de Recherche au CNRS, Laboratoire Matière et systèmes complexes, UMR CNRS 7057, Groupe Physique du vivant, Université Paris-Diderot, Paris

Les nanotechnologies ont fait leur entrée dans le vivant. Par une « convergence d’échelle », les dispositifs de taille nanométrique peuvent s’insérer au cœur des cellules et y importer leurs propriétés physiques.
Parmi ces nano-objets intelligents, les nano-aimants apportent des potentialités inédites : détectables, manipulables à distance, stimulables par un champ magnétique, ils peuvent être à la fois des traceurs pour l’imagerie médicale, des vecteurs pour transporter des agents thérapeutiques à leur cible, des nano-espions à l’intérieur des cellules, ou encore des nano-foyers pour brûler les cellules malignes.
La maîtrise du magnétisme au cœur du vivant permet d’imaginer de nouvelles solutions diagnostiques, thérapeutiques et réparatrices.



Les boîtes catanioniques

David Carrière
,
chercheur CEA, Laboratoire Interdisciplinaire sur l'Organisation Nanométrique et Supramoléculaire (LIONS), Service de Chimie moléculaire, Centre d'études de Saclay, Gif-sur-Yvette

Les mélanges de tensioactifs anioniques et cationiques s'assemblent spontanément pour former des structures, ou boîtes catanioniques, qui présentent une grande variété de taille et de morphologie.
Ces systèmes pourraient véhiculer des molécules à visée thérapeutique.
De nombreuses équipes françaises et étrangères s'attaquent aux défis fondamentaux posés par ces systèmes et s'interrogent sur des applications potentielles dans le domaine médical ou biophysique.



La lumière des diamants au cœur des cellules

Francois Treussart
,
Laboratoire de Photonique quantique et moléculaire, UMR CNRS 8537, Ecole Normale Supérieure de Cachan, Cachan

La photoluminescence des nanoparticules peut être mise à profit afin de suivre des processus biochimiques.
Les colorants organiques sont les plus largement utilisés, mais leur dégradation rapide sous l'effet de la lumière d'excitation les rend inutilisables pour un suivi sur le long terme.
Les boîtes quantiques semiconductrices ont en partie levé cette limitation mais elles émettent de la lumière de façon intermittente.
Des nanomarqueurs d’un nouveau type, des nanocristaux de diamant, produisent en revanche une photoluminescence parfaitement stable dans le temps.
Ces nanodiamants sont au cœur du projet européen « Nano4Drugs » qui propose de les utiliser pour vectoriser des protéines médicaments, dont on suivrait le devenir grâce à leur luminescence.
Il s'agit d'un projet pluridisciplinaire très ambitieux dont nous exposerons brièvement les objectifs, les avancées mais aussi les difficultés de mise en œuvre.



Grand témoin

Claude Boccara
,
directeur scientifique de l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles (ESPCI), Paris

 




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