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Kheops Studio, le pharaon du jeu vidéo - Benoît HOZJAN, cofondateur de Kheops Studio

 
La délicate alchimie qui fait d’une start-up une réussite semble opérer pour Kheops Studio. Depuis ses débuts en 2003, le studio de jeux vidéo parisien combine créativité et réussite commerciale. Spécialisé dans les jeux ludo-culturel, Kheops Studio a connu quelques succès enviables et continue d’imaginer des projets d’envergure. La jeune entreprise est accompagnée par l’une des pépinières animée par Paris Développement. Depuis plusieurs années, la capitale a développé un tissu favorable à l’essor de l’industrie du jeu, ce qui lui vaut aujourd’hui la première place de la zone euro dans ce secteur.


Entrer dans la cour des grands


Kheops Studio imagine des jeux vidéo mêlant aventure et culture, appelés jeux ludo-culturels. Le joueur évolue au cœur d’une énigme historique truffée de secrets et de pièges à déjouer. Kheops Studio fait appel à des figures du passé pour donner des frissons au joueur tout en lui faisant découvrir son patrimoine culturel. Le studio revendique notamment deux succès qui lui confèrent une certaine notoriété. « Le jeu Retour sur l’île mystérieuse a connu un succès que l’éditeur n’avait pas imaginé. Plus de 100 000 exemplaires se sont vendus dans le monde entier » souligne Benoit Hozjan, l’un des cinq fondateurs du studio. Un an plus tard, en 2006, Kheops Studio signe une nouvelle réussite avec The secrets of Da Vinci : le manuscrit interdit. Sorti quelque temps avant le blockbuster hollywoodien et son jeu officiel, The secret of Da Vinci de Kheops Studio emmène le joueur dans une intrigue sur le maître de la Renaissance. L’aventure se déroule au Manoir du Cloux, dernière résidence du peintre et propose au joueur de percer l’énigme de sa vie. Véritable succès, les ventes devraient avoisiner les 15 000 exemplaires en France. Un chiffre remarquable pour un jeu de type ludo-culturel dont les ventes atteignent rarement les 10 000 unités. « Nos jeux séduisent car ils offrent un univers intriguant et aussi culturel. Nous collaborons avec des auteurs qui mènent un travail de fond pour restituer un univers historique réaliste. Nous soignons aussi beaucoup la qualité de l’image » continue Benoit Hozjan.

 

Cette recherche esthétique et technique est fréquemment saluée par la critique lors de la sortie d’un nouveau titre. Alors que la plupart des studios produisent en moyenne un jeu tous les deux ans, Kheops Studio inverse le ratio. Depuis ses débuts en 2003, la jeune entreprise a imaginé huit jeux. Ce rythme de production qui n’oublie pas la qualité, est rendu possible grâce à l’outil développé en propre par le studio indépendant. Il s’agit d’une chaîne de production permettant de gérer les calendriers et de coordonner le travail des auteurs, dessinateurs, graphistes et informaticiens sur chaque jeu. « Comme tous les studios, nous travaillons par projets, avec des périodes de forte activité et des moments moins denses. Tout comme dans une usine, le but est d’alimenter en permanence la chaîne de production en matière première. Mais chez nous, il faut être créatif et novateur sur chaque projet » souligne Benoit Hozjan. C’est pourquoi Kheops Studio ouvre son outil de production aux auteurs ; le style est sans cesse renouvelé tandis que la qualité d’exécution reste constante. Ce mode de gestion cyclique confère au jeu vidéo toute sa spécificité. Les studios doivent jongler pour trouver l’équilibre entre liberté artistique et contraintes économiques.




Paris, un pôle d’attractivité pour les entreprises du jeu vidéo

En s’installant à la pépinière animée par Paris Développement, Kheops Studio a trouvé un peu de cette liberté que requiert son activité. « La pépinière offre une souplesse d’hébergement unique. Si nous avons besoin de plus d’espace, nous pouvons facilement nous étendre. Lorsque nous sommes entre deux projets de réalisations, nous pouvons revenir à des bureaux plus réduits. Le jeu vidéo est resté pendant longtemps un secteur peu considéré. En pépinière, l’équipe d’accompagnement connaît la réalité de notre domaine et ses contraintes. Elle est capable de nous conseiller ou de nous mettre en relation avec les bons experts » explique le fondateur. Au-delà de son installation en pépinière, Kheops Studio bénéficie des animations proposées par la technopole parisienne. Benoit Hozjan reste assidu aux rencontres les Matinales de Paris Technopole.

 

Paris dispose également d’un réseau actif de soutien et de lobbying en faveur de l’industrie du jeu vidéo. L’association Capital Games, notamment, est une des plus actives et regroupe une quarantaine de studios. « L’association fait un travail remarquable en faveur de l’industrie du jeu. Au-delà de son rôle de conseil aux entreprises du jeu vidéo, ses actions de lobbying font également évoluer les politiques pour soutenir notre secteur » souligne Benoît Hozjan. Le poids du secteur du jeu vidéo n’est plus aujourd’hui à démontrer. Très bientôt, une pépinière entièrement dédiée au secteur du multimédia accueillera une vingtaine d’entreprises dans les secteurs du jeu vidéo, de l’animation, de la communication et de l’industrie de la connaissance. Selon Benoît Hozjan, il s’agit là « d’un pas de plus pour la reconnaissance et le soutien à cette industrie créatrice d’emplois et de richesses». Pendant ce temps, Kheops Studio continue d’imaginer des aventures historiques extraordinaires pour emmener le joueur vers un peu plus d’aventures et de culture !


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